Après le petit déjeuner, nous partons pour Kamakura ancien capitale politique et centre important du Bouddhisme au Japon.
Pendant le trajet Katia achève sa présentation du Bouddhisme en abordant le Bouddhisme zen. Cette pratique vise les mêmes objectifs que les écoles de la terre pure: simplifier. Pour ce faire le Bouddhisme zen table sur une pratique centrée sur la méditation. Et s’appuie sur trois écoles: Soto, Rinzaï et Obaku.
Katia attaque ensuite la présentation de Kamakyra qui est à la fois une ville et une période.
L’essor de la ville commence en 1180 avec l’installation de Minamoto na Yuritomo du clan Minamoto en conflit avec le clan Taïra. Par le jeu des alliances, la victoire de Minamoto lui donne la domination militaire puis politique sur le pays, position confirmée par l’empereur qui le fait Shogun en 1192.
Il installe sa capitale à Kamakura ce qui amène la ville ase développer (cœur du shogun, samouraïs, personnel de service…). Apres son décès, son épouse Masako du clan Hojo va reprendre le flambeau et le shuguna va se perpétuer, éventuellement sous forme de régence, jusqu’en 1333. A cette époque le shogunat va être affaibli par les guerres contre les Mongols et va être attaqué par un général rallié à l’empereur. Ceci va mener à la restauration Komo qui subsistera 3 ans avant de s’effacer de nouveau pour ouvrir l’ère Muromachi.
Ceci posé nous commençons les visites de la journée avec les temples Engakuji, Kenchoji, Hase-Dera et le sanctuaire Tsurogaoka Hachimangu.
Tous ces lieux présentent des édifices remarquables ou la foule des visiteurs et fidèles est extrêmement importante.
J’en profite pour parler de la coutume de récolter des goshuins, tampons montrant le passage dans un temple. Nous sommes plusieurs à nous plier à cette coutume, un article sur les tampons récoltés sera publié sur ce site après mon retour en France.
Et pour terminer cet article, l’intervention de Katia sur le Bouddhisme zen m’a rappelé un livre de Morris West lu il y a bien longtemps et qui voyait l’un des protagonistes être confronté à un questionnement zen : « Trois samouraïs ayant rencontré un coucou silencieux, le premier déclare qu’il tuera l’oiseau s’il ne chante pas, le second qu’il l’invitera a chanter, le troisième qu’il attendra son bon vouloir. C’est à cet apologue que fait allusion le moine japonais auprès de qui Maxwell Gordon s’initie a la doctrine du zen, quand il lui annonce sa nomination au poste d’ambassadeur au sud Vietnam.
‘que ferez vous lorsqu’on vous demandera de tuer le coucou ?' »




